Marche & Yoga à Gravelines










Les beaux jours sont là!
J'ai l'occasion depuis des années, plusieurs fois par semaine, en toutes saisons, de parcourir les chemins de Gravelines qui sont nombreux et variés comme vous pouvez le constater ci-dessous en images. Pas besoin d'aller loin pour retrouver l'esprit de vacances...l'esprit vacant !
Comme je trouve ces chemins merveilleux, j'ai envie de les faire découvrir à qui voudra.
Même si je marche presque toujours sur les mêmes chemins, c'est à chaque fois une remise à jour, un ressourcement, un ancrage, un ralentissement du temps. Après quelques kilomètres, les tensions physiques et psychiques comme par magie disparaissent.
Autant il y a de façons de pratiquer le yoga, autant il y en a de marcher. La marche peut être sportive ou méditative selon l'humeur et l'énergie du moment, avec des pauses pour observer, sentir, écouter, tout ce qui nous entoure, approfondir sa respiration, ressentir son corps se délier et se tonifier. Voici un article qui vous dira tous les bienfaits de la marche: http://yoga.eklablog.com/le-yoga-et-la-marche-a385347
Associer le yoga et la marche en nature, c'est l'alliance du souffle, du mouvement, de l'immobilité et de l'écoute. S'arrêter pour s'étirer et respirer en conscience donnera ensuite à la marche beaucoup plus de présence au corps et d'apaisement au mental.
Comme chacun est différent, je propose des séances où la marche sera rapide ou plus lente.  

Ce qu'il vous faut:
- De bonnes chaussures de marche qui ne craignent pas la boue
- Des vêtements confortables adaptés à la météo
- Un petit sac à dos
- Un coupe-vent
- De l'eau 
- Une petite serviette pour vous sécher les pieds avant de remettre vos chaussures car nous revenons pieds-nus sur la plage (ce n'est pas obligatoire mais marcher dans l'eau est excellent).
Pour ceux qui ne sont pas pressés, nous pouvons au retour pique-niquer ensemble.
Les horaires pourront changer: après-midi, tôt le matin ou au coucher du soleil...

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser dans les commentaires ci-dessous. Je rajouterai les infos nécessaires. 

 Il n'y a pas de tarif pour ces séances. La participation sera au bon vouloir de chacun.



 

















 L'arrivée à cet endroit est toujours magique. "Comment va t-elle être aujourd'hui?"








Nous sommes les enfants de la Terre.
Notre bonheur dépend d'elle
Et sa bonne santé dépend de nous.
Que la terre soit fraîche et verdoyante
Ou aride et parcheminée
Dépend de notre manière de marcher.
Quand nous pratiquons la marche méditative,
Nous massons la Terre
Avec nos pieds et semons des graines
De joie et de bonheur à chacun de nos pas.
Notre Mère nous guérira
Et nous la guérirons

Thich Nhat Hanh










Là, on optera pour les chaussures

Le maître Zen Rinzaï, Lin Tchi, a dit : "Le miracle c'est de marcher sur terre, non pas de marcher sur l'eau ou sur le feu". 





Méditation avec le son OM




Tout en ressentant les mouvements induits par votre respiration dans le bas-ventre (hara), concentrez-vous sur l'écoute du son OM, psalmodié sur un rythme lent.
En "mixant" ainsi l'écoute du son OM et le ressenti de votre bas-ventre, vous unissez symboliquement la Lumière spirituelle (le OM) et le centre vital de votre corps (le bas-ventre). Le résultat de cette union est la mise en mouvement de l'énergie vitale (chi) à partir de votre bas-ventre, qui pourra se diffuser à l'ensemble de votre corps, pour y apporter davantage d'équilibre et d'harmonie.

Surtout ne cherchez pas à contrôler quoique ce soit, soyez simplement le spectateur détaché (mais concentré) du son OM et de votre bas-ventre, en même temps.

REMARQUE IMPORTANTE :

Si, durant la méditation, des sensations étranges ou désagréables apparaissent, ne vous inquiétez pas, c'est le signe du rééquilibrage des énergies, qui est bénéfique, tels que des états d'âme (tristesse, colère, angoisse), frissons, vertiges, spasmes, bâillements répétés, nausées, douleurs musculaires, etc.

Lorsque de telles manifestations surviennent, interrompez momentanément l'écoute pour mieux recentrer votre attention sur ces phénomènes, en les suivant attentivement dans leur évolution, et ce jusqu'à leur pleine et entière libération/transmutation.

Reprenez ensuite l'écoute audio là où vous l'aviez interrompu.

Réalisée dans ces conditions, cette simple méditation vous permet de réaliser une puissante "catharsis" psychique (purification).





Le sens profond du mantra yoga par André Riehl




Le yoga Nidra par André Riehl



Yoga du rêve et du sommeil conscients, le Nidrâ Yoga trouve son origine dans les traditions du Shivaïsme du Cachemire et du Vedanta, remontant toutes deux à plusieurs milliers d’années. Il présente l’organisation de l’être humain sous la forme de cinq degrés qu’il va s’agir de découvrir, d’étudier et de connaître intimement afin de s’établir dans un état de conscience où ne réside plus aucune trace de séparation, conflit ou souffrances.

Le premier, Jagrat, est l’état de veille dans lequel l’individu perd conscience de sa véritable nature en s’identifiant au corps, à la forme et au nom.

Le deuxième, Svapna, est l’état de rêve dans lequel l’identification repose sur les impressions et les images mentales qui sont le résultat des mémoires accumulées au cours de l’état de veille. Ici encore, l’individu demeure inconscient de sa véritable nature.

Le troisième, Sushupti, est l’état de sommeil sans rêves dans lequel la personne n’a plus conscience de quoi que ce soit. C’est un état d’absence.

En deçà de ces trois états réside un quatrième, Turya, dont procèdent les trois premiers, et qui peut être découvert au travers du Nidra Yoga. Il est l’état dans lequel la véritable nature de l’individu, son identité sans objets, est perçue, généralement de façon fulgurante et imprévisible.

C’est aussi ce que la tradition du yoga nomme Samadhi, ou état naturel de conscience universelle.

Enfin, le cinquième, Turyatita, qui est l’établissement stable dans cette conscience sans objets, est le résultat de la répétition d’incursions multiples dans l’état de Turya, totalement autonome et indépendant de toute volonté personnelle.

La proposition du Nidrâ Yoga est de parcourir en toute lucidité ce cheminement allant de l’oubli à la présence à soi. Il se situe dans une approche progressive de prise de conscience de l’ensemble des processus organisant la sensation d’être vivant. De façon très paradoxale, ces prises de conscience ne peuvent être perçues que dans un état de profond « lâcher-prise ».

La pratique du Nidrâ Yoga est constituée de tout un ensemble d’exercices très codifiés permettant de visiter les diverses fonctions qui organisent l’être humain.

Elle s’appuie notamment sur deux approches fondamentales que sont la relaxation consciente très profonde et la concentration pénétrante sans tensions.

Un grand nombre d’exercices sont utilisés, favorisant et permettant :

  • Détente profonde du corps anatomique, physiologique, osseux et nerveux,
  • Détente mentale et reconnaissance des schémas d’organisation de la pensée,
  • Conscience des différents types de rêves et des énergies dont ils procèdent,
  • Relation aux archétypes et leurs influences sur le rêve et l’état de veille,
  • Perception et développement du corps d’énergie,
  • Utilisation de l’imagerie mentale pour élargir les facultés de perception,
  • Développement des facultés sensorielles,
  • Dosage de la volonté et du silence mental,
  • Relation à la mort.
 Le site d'André Riehl: https://nidrayoga.wordpress.com/
 Autres propos d'André Riehl: ici






Le Sujet ultime : la Conscience


Rien ne peut être dit sur la conscience. Dès que nous parlons de quelque chose, ou que nous y pensons, nous créons une distance, une séparation. Or, la conscience est ce que nous sommes, notre nature véritable et la source de tout. L’esprit ne peut l’appréhender, l’expliquer, car le Sujet ultime ne peut se penser. Il est au-delà des formulations. Il est donc impossible d’y penser, de méditer dessus ou de se l’imaginer.
On ne peut qu’employer des mots évocateurs pour dire le non qualifiable : énergie, lumière, silence, vide. Nous parlerons donc d’une représentation mentale de la conscience.
Nous sommes la conscience. Parce que nous croyons que cela doit être expérimenté, nous essayons d’atteindre cette réalité. Or, la conscience ne peut être expérimentée. C’est le monde et tous ses phénomènes qui peuvent faire l’objet d’une expérience, jamais la conscience qui les contient.
Nous croyons nous connaître à travers tous ces objets de perception de la conscience que sont l’ego, la pensée, la sensation. Nous vivons en ayant toujours conscience de quelque chose. Or les objets n’ont pas de réalité sans un sujet qui les observe. Ce sujet, le Je ultime, ne peut être perçu. Nous ne pouvons jamais l’objectiver. Nous le cherchons en vain dans les pensées, les émotions, les sensations qui ne sont que ses reflets, ses expressions temporelles. La conscience ne peut être associée à rien d’apparent, elle n’est pas perceptible par les sens, ne peut être saisie par la pensée. Elle se manifeste par eux mais en reste détachée. Si nous l’oublions, elle est toujours là. Nous ne pouvons nous éloigner de nous-mêmes. Aussi, laissons-la s’abandonner à elle-même. Bien qu’elle ne puisse pas être objet de perception pour elle-même, elle sait se reconnaître…
Acceptons de ne pouvoir nous trouver dans la projection, dans la sensation corporelle, dans la compréhension ou la perception mentale. La conscience est ce que nous sommes au-delà des mouvements qui vont et viennent. C’est une attention, un accueil. A cause de l’identification au corps, le moi, qui est un objet de perception comme les autres objets, se prend pour le sujet agissant, autonome. Lorsque la réalisation soudaine met un terme à la croyance qu’il y a une individualité autonome qui cherche et agit, demeure un regard témoin, neutre, une observation. Cette réalisation que nous sommes conscience n’est pas une expérience avec quelqu’un qui la ferait. Elle survient lorsque toute expérimentation s’arrête d’elle-même, à cet instant où le sujet se reconnaît comme l’espace au sein duquel tout apparaît. La conscience est alors conscience de soi, pure, vide, et non plus conscience de quelque chose. Lorsque je fis l’expérience de la « mort », ma conscience se réalisa espace infini, conscience universelle. J’étais vivante, bien vivante. Même lorsque nous ne sommes pas conscients de quelque chose, ce que nous sommes véritablement ne cesse pas d’être. C’est parce que nous n’avons pas réalisé notre véritable nature que nous croyons mourir lorsque le corps disparaît ou que les pensées s’arrêtent. La conscience n’est pas un état. Elle est l’essence de la vie, éternelle.
C’est par la conscience que tout est perçu. Elle voit le spectacle du monde manifesté par elle-même sur un champ qui n’est autre qu’elle-même. Cela ne veut pas dire que ce spectacle soit irréel, mais il est faux de le considérer comme une réalité absolue, c'est-à-dire qui existe par elle-même. Toutes les perceptions, tous les objets ne peuvent exister sans une énergie lumière qui les éclaire : la conscience.
La totalité de la manifestation est une apparition dans la conscience. Tout ce qui est perçu, vu, apparaît en elle. Chaque pensée, chaque évènement est un mouvement dans la conscience, provoqué par elle. Tout est objet pour la conscience, le Sujet ultime non connaissable.
L’homme fait partie du manifesté au même titre que le monde. Le monde n’a pas été créé pour l’homme. Les animaux, les plantes, la terre ne sont pas différents de nous, même s’ils ne vivent pas selon le même mode. Tout participe de la même expression. La conscience est une et englobe tout. Les différences ne sont que dans le mental. Dès que la conceptualisation s’arrête, la paix est là, le silence, la perception pure, car seule affleure la conscience. Elle est pure présence. L’énergie de son jeu peut œuvrer librement dès que tout notre être exprime avec évidence cette pure présence.
La conscience est omniprésente, en chaque créature, en la nature et en la terre. Lorsque nous comprenons que tout est elle, le fardeau des questionnements et des souffrances est aussitôt abandonné. Tous les mouvements de la vie sont perçus pour ce qu’ils sont, des manifestations dans un temps et un lieu donnés. Nous voyons que tout ce qui naît et meurt est le reflet de notre nature véritable, immuable. Nous sommes tout. La question des différenciations entre bien et mal, limité et infini, servitude et libération ne se pose plus. Il devient clair que l’univers n’est qu’une seule et même substance et que nous en sommes inséparables. Lorsque nous rencontrons quelqu’un, lorsque nous voyons quelque chose, nous nous rencontrons et nous nous voyons nous-mêmes. C’est une même réalité, un même espace vide. La conscience est cet espace vide. A cause de l’existence des formes variées, l’espace intérieur parait différent. Or, lorsque la forme disparaît, l’espace intérieur devient un avec l’espace universel. Il l’a toujours été…
Dans notre dimension terrestre, nous laissons notre conscience fonctionner comme une entité conditionnée par ce qu’elle manifeste. A chaque expérience, cet espace de perception s’identifie au corps et génère le sentiment d’un moi. Inlassablement, notre mental porte des jugements sur la multitude des phénomènes qui apparaissent, neutres à leur source. Notre existence devient une suite de désirs et de peurs, un combat à mener. Or tout ce qui apparaît est la vie même, pure en son essence, qui s’offre à nous par et dans la conscience. Tout émerge de cet espace et s’y déroule. Il s’agit de comprendre que rien ne dépend d’un extérieur créé par le mental. Chaque phénomène est en nous, en tant qu’expression visible de la réalité une. La destinée, qui est un enchaînement de circonstances liées au temps, émane de cet espace vide. Ainsi chaque évènement est précieux et doit être considéré comme une bénédiction. Nous devons tout accueillir dans le silence de notre conscience atemporelle. Tout émerge de là et y retourne, dans un mouvement parfait tel qu’il est.
Notre individualité est un reflet dans l’énergie lumière. Je ne suis pas le reflet. Je suis la conscience. Ce n’est pas la conscience qui se dit sujet, car en elle il n’y a aucune séparation. Elle est tout, la substance de toutes les manifestations. Il n’y a aucune distinction fondamentale entre l’absolu et le monde manifesté. L’ultime réalité et ses objets d’expression sont un. Tout ce qui existe est la conscience, en laquelle tout surgit.
Quand toute la manifestation est perçue comme une apparition au sein de la conscience, l’esprit ne recherche plus rien à l’extérieur. A l’extérieur de quoi ? Il est englobé lui-même, ainsi que les objets qu’il poursuit. « Je » est présent en tout et tout est en Lui.
Rien n’est séparé de la conscience. Pour cette raison, nous ne pouvons l’objectiver. Tout ce qui peut être expérimenté, ou même seulement observé, n’est pas la conscience elle-même. Même lorsque le silence est perçu, ce n’est pas ce que nous sommes. C’est un reflet, une émanation. Ce que nous sommes véritablement est la perception elle-même, l’observation elle-même, dans l’absence d’observateur et d’observé.
La conscience est observation et rien ne se passe pour elle. Elle n’est jamais altérée, quoi qu’il arrive, quel que soit l’évènement que nous expérimentons ou la souffrance que nous ressentons. Nous sommes cette observation immuable et non le spectacle qui se déroule
continuellement et auquel nous nous identifions à tort. Le monde peut disparaître à l’instant. La conscience est. Elle n’est pas liée au monde, ne se soucie pas de la fin des phénomènes ou des formes de vie. Elle n’est jamais affectée par les changements, les disparitions, par tout ce qu’elle reflète. Elle conserve toujours sa nature indifférenciée, même à travers ses expressions limitées. Elle est le contenant de la totalité du manifesté ainsi que du non manifesté. Lorsqu’elle est sans objet, elle est conscience infinie, impersonnelle, sans forme, sans cause. On peut aussi l’appeler vide, plénitude, silence. C’est ce que nous sommes de toute éternité.
Nous sommes, à cet instant même, ce réceptacle sans limite, lumineux, intemporel, cette vacuité silencieuse au sein de laquelle tout se produit. Nous sommes en essence en toute chose, les uns dans les autres au sein d’une même substance cosmique. Il n’y a rien à atteindre dont nous soyons séparés.
Lorsque l’espace est désencombré de l’esprit diviseur, lorsqu’il est paisible, grand ouvert, la conscience affleure et nous fait percevoir la réalité ultime dans la multitude des phénomènes qui se manifestent. Cette part éternelle se révèle dès que tout notre être s’abandonne à ce qui lui est proposé. Elle n’est pas liée à notre personnalité, ne dépend ni de nos pensées, ni de nos actes. Elle n’est concernée ni par nos souffrances, ni par nos attentes de bonheur. Elle est le flux ininterrompu présent dans toutes les formes, ce témoin qui observe en silence tout ce qui apparaît et disparaît dans son champ. Nous n’avons rien d’autre à faire que de découvrir en nous cette source silencieuse qui rayonne aux dimensions infinies de l’univers et de nous y absorber.

« Ô toi qui cherche le chemin, reviens sur tes pas car c’est en toi que se trouve le secret. » (Ibn Arabî)


Nicole Montineri
http://conscience-espace.over-blog.com/

Images d'Inde

Avant de vous parler du Centre kaivalyadhama où avec 32 yogis j'ai fait une cure ayurvédique, voici des images prises lors des quelques sorties à Lonavla et aux alentours.
(Vous pouvez agrandir les images en cliquant une ou deux fois dessus)